Prospection LinkedIn : comment j’ai fait pour contacter des pros du growth marketing
J’ai testé une campagne de prospection LinkedIn pour mieux comprendre le métier de growth marketer. Outils, méthode et erreurs à éviter.



Sommaire
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Lire des articles, c’est bien. Mais interroger ceux qui vivent un métier au quotidien, c’est mieux.
Beaucoup mieux quand on est Growth Marketer débutant.
Quand mon conseiller APEC m'a suggéré de mener une « enquête terrain » pour y voir plus clair dans ma reconversion en growth marketing, j’ai dit banco.
Objectif : comprendre les spécificités des métiers du growth, les compétences indispensables, les vrais enjeux du quotidien. Et surtout, valider si devenir growth marketer est une voie qui me correspond et comprendre la diversité des rôles en fonction des types d’entreprises.
Méthode : construire une liste de prospects qualifiés, lancer une prospection LinkedIn automatisée avec des outils growth (Waalaxy et La Growth Machine), un ciblage chirurgical, et une approche test & learn.
Bref, une prospection centrée sur l’échange humain pour affiner l’approche contact par contact.
Je vous emmène dans les coulisses. Outils, méthode, apprentissages concrets… et premiers résultats. Le tout testé à petite échelle, mais avec beaucoup de rigueur.
Pourquoi j’ai décidé de me lancer dans une campagne de prospection sur LinkedIn
“Pourquoi tu n’irais pas interroger directement des pros du growth marketing ?” m’a dit mon conseiller APEC. Pas bête. Et surtout mille fois plus instructif et humain que la lecture d’articles théoriques.
Mon objectif ? Des échanges courts, efficaces, 20 minutes top chrono avec 10 experts du Growth. Pas pour mendier un coaching, mais pour poser les bonnes questions : à quoi ressemble leur quotidien ? Quelles compétences et outils sont vraiment utiles ? Et connaître leurs vraies galères (pas celles qu’on lit sur LinkedIn) ?
En parallèle, je m’étais plongée dans une formation Udemy sur le ciblage, scraping, enrichissement de prospects, et la constitution de base de données. Un terrain encore flou pour moi, mais clairement excitant.
L’idée ? Ne pas laisser ces apprentissages dormir au fond d’un Google Doc. J’ai donc décidé de mener mon enquête métier et de m’en servir pour un vrai use case. Le but ? Tester des outils growth et construire un premier projet outbound conçu pour un growth marketer débutant.
Résultat : une campagne LinkedIn outreach montée de A à Z, pensée comme une expérience grandeur nature. Et honnêtement, c’est là que l’apprentissage commence vraiment.
Missions, typologies d’entreprises, de clients, galères et conseils : découvrez ce que 10 pros m’ont partagé sur les métiers du growth marketing.
👉Lire l'article dédié
Le setting de campagne : outils de prospection et automatisation sans prise de tête
Mon ciblage sur Sales Navigator : segmentation qualitative de profils LinkedIn
Avant de lancer ma campagne, j’ai pris le temps de bien cibler mes prospects en tirant parti intelligemment des données de LinkedIn. Et pour cause : sans un bon ciblage par profil, pas de prospection efficace.
Mais entre la définition d’un ICP pertinent, les subtilités de LinkedIn Sales Navigator et l’analyse des bons signaux… l’exercice est plus complexe qu’il n’y paraît.
Je détaille toute cette étape, méthodes et outils à l’appui :
À lire ici si vous souhaitez poser les bonnes fondations avant d’automatiser quoi que ce soit.
Le choix des outils
Même si LinkedIn reste la plateforme pivot pour atteindre des professionnels, j’ai toujours eu un œil curieux (et critique) sur les plateformes de prospection automatisée multicanales.
Waalaxy, La Growth Machine… tout le monde en parlait. Moi, je voulais tester par moi-même et évaluer la performance de chaque solution de prospection sur une base réelle. Pas juste pour suivre la tendance, mais pour savoir ce qu’ils avaient vraiment dans le ventre.
J’ai donc pris mes 100 prospects à partir des données de LinkedIn et j’ai fait un split maison : 50 pour Waalaxy, 50 pour LGM. Deux outils, deux approches, un seul objectif : comprendre lequel me ferait gagner du temps sans sacrifier la qualité.
La création de comptes d'essai
L’inscription ? La configuration technique est une formalité, même pour un profil débutant.
Connexion via Gmail, intégration LinkedIn via API, extension Chrome installée. Bouclé en moins de dix minutes. Même sans guide. Bon, petit bug API du côté de La Growth Machine (c’est le jeu), mais leur support a été ultra réactif. Ça mérite d’être souligné.
En termes d’ergonomie, rien à dire : si vous avez déjà deux neurones connectés et que vous avez vu une démo ou deux, tout devient limpide. On sélectionne une campagne, on importe les prospects via une URL, on configure les séquences… et on lance.
Basique. Simple. Simple. Basique. (vous avez la réf 😀? )
Le set-up prêt, il ne me restait plus qu’à préparer ma campagne outbound.
Prospecter sur LinkedIn de façon simple, mais bien ficelée
La stratégie
Ma stratégie était claire : LinkedIn Outreach, et rien d’autre.
Pas d’email, pas de cold call, pas de multi-canal.
Pourquoi ? Une prospection en cascade pour rester clean, légale et crédible.
Et surtout renvoyer un profil professionnel cohérent avec ma démarche.
Rien ne sert de jouer au growth hacker si c’est pour se griller dès le premier message.
Trois raisons derrière ce choix :
- Ce n’était pas une campagne outbound multicanale donc LinkedIn suffisait amplement.
- Je n’avais aucune adresse mail opt-in et je n’étais pas là pour vendre mes services B2B. #RGPD
- Et surtout : je voulais préserver mon image auprès d’un réseau dans lequel j’ai bien l’intention de m’insérer durablement.
Les leads
L’import de ma base ? Un jeu d’enfant. Un simple copier-coller de l’URL de ma liste de prospects Sales Navigator, et hop, les leads sont automatiquement identifiés. Cette automatisation de prospection a réduit le temps passé à charger les listes manuellement.
Là-dessus, les deux plateformes font le job sans friction.

Le set-up des campagnes
Chaque plateforme propose des parcours de prospection prédéfinis, à adapter selon son objectif.
Côté scénarios, La Growth Machine sort clairement du lot (en version d'essai du moins). Une bibliothèque de campagnes bien garnie, des options modulables. J’ai opté pour le scénario "LinkedIn Only – 2 follow-ups (+ voice)". Chez Waalaxy, la version équivalente s’appelle "Invitation + 2 Messages".

Je n’ai pas souhaité mettre une note dans ma demande de connexion LinkedIn pour deux raisons :
- Les profils LinkedIn avec un compte classique sont limités à 10 notes / mois
- Mon profil étant aligné avec les thématiques growth, je misais sur une cohérence naturelle pour susciter l’acceptation
Et j’ai poussé le test un cran plus loin : j’ai activé le Real Chat Mode de LGM en A/B test.
Une option qui envoie les messages sous forme de bulles successives, avec quelques secondes de décalage. Résultat : une vraie sensation d’échange humain. Petit détail visuel, gros impact.
Côté horaires, j’ai tout calé sur des plages business. Car oui, même en prospection automatisée, le timing joue un rôle clé. Hors de question qu’un bot m’envoie des DMs à 3h du mat. Crédibilité, toujours.
Enfin, j’ai activé l’envoi d’un voice message en relance. L’outil génère une voix IA avec le prénom du destinataire. Un peu déroutant au début, mais diablement efficace… même si je n’en ai pas eu besoin : j’ai atteint mon objectif des 10 échanges avant.

Le contenu
Avant de cliquer sur "lancer", j’ai peaufiné plusieurs versions de mon message d’intro. Les messages LinkedIn doivent rester personnalisés pour ne pas ressembler à un template.
Objectif : concis, clair, humain.
J’ai aussi enregistré un message vocal LinkedIn pour la relance – une des options phares de LGM que je tenais à utiliser.

Les résultats : 13 échanges et 10 interviews avec des prospects qualifiées
Ma campagne s’est déroulée du 4 au 16 avril 2025. Deux semaines intenses, 100 % LinkedIn, réseau social incontournable pour prospecter.
Une prospection ciblée et structurée peut générer des résultats concrets dès le premier essai. Et voici ce que ça a donné :
- 100 prospects enrichis issus exclusivement de LinkedIn
- 56 invitations envoyées - spoiler : j’ai stoppé la campagne Walaaxy très rapidement
- 41 connexions acceptées (73 % d’acceptation)
- 31 DM envoyés
- 13 réponses actives → soit 42 % de taux de conversion
- 10 interviews menées → 77 % de transformation après réponse
👉 En clair : 1 prospect sur 5 a réellement échangé avec moi après invitation. Et mon réseau s’est enrichi de 41 professionnels du growth.
Ces nouveaux profils LinkedIn viennent nourrir ma veille et mon apprentissage au quotidien.

Et comparé aux standards ?
Taux d’acceptation des invitations :
- Moyenne du réseau social LinkedIn : autour de 30 à 35 % (sources : Emailsearch, Reddit)
- Mon score : 73 %
Taux de réponse après connexion :
- Moyenne observée : 5% à 20 % (source : Evaboot)
- Mon taux : 43 %
Ça ne fait pas de moi une reine de la prospection. Mais c’était un premier test grandeur nature.
La prospection soignée a généré un taux de réponse deux fois supérieur à la moyenne LinkedIn.
Au final, au-delà des chiffres, ce sont les échanges (plus de 8H !) qui ont le plus de valeur. Chaque personne m’a apporté un regard différent, un éclairage nouveau, une nuance importante. Un vrai bonus quand on débute dans le Growth.
Dans mon cas, c’était une démarche sincère. J’interrogeais des pros sur leur métier. Rien à vendre. Pas de piège. Juste une curiosité assumée. Et cette approche, elle paie.
Résultat : les profils interrogés ont apprécié cette démarche sans arrière-pensée.
Mais soyons clairs : ce n’était pas du social selling au sens strict. Une vraie campagne outbound B2B, c’est une autre paire de manches. Il faut creuser son ICP, comprendre les pains de ses clients, bosser son angle d’attaque conversationnel, faire du social warming, et surtout… apporter une valeur concrète ultra personnalisée dès le premier contact.
Waalaxy vs La Growth Machine : le match (pas si) serré
Disons-le franchement : La Growth Machine a largement pris l’avantage.
J’ai rapidement arrêté Waalaxy pour une raison très simple : la limite à trois invitations par jour avec la version gratuite. Pour atteindre ma base complète de prospects, il m’aurait fallu 16 jours ouvrés. LGM, de son côté, propose un essai gratuit limité dans le temps, mais avec 90 % des fonctionnalités activées.
C’est un choix de business model, et pour moi, il n’y avait pas photo. LGM m’a aussi séduite par :
- La richesse et la diversité des scénarios de campagnes
- Les statistiques détaillées à chaque étape
- La visibilité sur les actions réalisées
- Une UX fluide et efficace

Un point positif chez Waalaxy : leur séquence d’onboarding par email. Les contenus sont bien pensés, utiles, et dépassent la simple prise en main.
Je suis loin d’avoir testé toutes les fonctionnalités des solutions, comme la base de données LGM, les campagnes multicanales, l’extension Chrome de Waalaxy ou encore les enrichissements des profils plus approfondis.
Ce que j’ai appris sur la prospection (et que vous pouvez retenir pour vos campagnes)
Quelques erreurs de débutante
Je suis allée à l’instinct pour écrire mes messages. Résultat : quelques loupés. Exemple ? Je n’ai pas pensé à remercier les personnes qui avaient accepté ma connexion. Un oubli qui peut paraître anodin, mais qui change tout. Ça s'appelle les bases. Et j’ai buggé dessus.
Heureusement, ces solutions permettent de modifier les messages même après lancement. Encore faut-il penser à se relire (vraiment), à tester, à itérer. Pas juste à cliquer sur “envoyer”.
Côté ciblage, autre erreur : je me suis fiée aux intitulés de poste sans vérifier chaque profil un par un. Mauvaise pioche car cela a un peu faussé ma prospection initiale. J’ai fini avec plusieurs profils orientés sales.
Pas l’idéal quand on cherche à parler marketing.
Mes insights
Le plus gros apprentissage, c’est ailleurs. L’automatisation, c’est bien. Mais ça ne fait pas tout. Mais une prospection réussie nécessite d’y passer du temps.
Discuter, relancer, fixer des rendez-vous, créer une vraie relation de confiance m’a pris plus de bande passante qu’à configurer la campagne.
Et c’est là que tout se joue.
Les deux solutions de prospection permettent d’intégrer son inbox LinkedIn sans avoir à switcher avec le logiciel LinkedIn. Cela fluidifie la gestion de la prospection quotidienne et améliore la réactivité.
J’ai observé un décalage de plusieurs minutes entre la réception des DM sur le réseau social et leur prise en compte dans les solutions. Néanmoins c’est super pratique, ça permet d’être réactif et la synchronisation des messages fonctionne.
Enfin, au niveau de l’A/B testing, il n’y a pas de différence flagrante compte tenu du nombre restreint de prospects. Je constate quand même un meilleur taux de réponse avec le Real Chat mode.
Cela montre à quel point chaque détail peut influencer les performances de prospection.
En bref : une campagne, des contacts, une vocation
Je voulais comprendre un métier et savoir comment aborder un futur client sans faire de faux pas.
J’ai fini par construire une campagne de prospection LinkedIn automatisée, utiliser deux outils de growth, mener dix entretiens hyper qualifiés, affiner mon projet pro, et surtout… apprendre à chaque étape.
J’ai aussi validé un point essentiel : je me vois dans ce métier.
Et même en tant que Growth marketer débutant, on peut tirer beaucoup d’une simple campagne bien pensée.
Le growth, ce n’est pas juste des hacks ou des outils. C’est un état d’esprit et une rigueur technique dans le paramétrage et l’analyse. Une manière d’aborder les problèmes, de chercher des réponses, de faire mieux avec moins.
Et si vous hésitez à contacter des pros pour les interroger ? Faites-le.
Structurez votre approche, testez vos messages, choisissez les bons logiciels.
Et gardez une chose en tête : ce que vous visez, ce n’est pas un taux de clic. C’est une vraie conversation.
Dans mon cas, elle est déjà bien entamée.
Ce qu’il faut retenir
Leçons apprises :
- Ne pas négliger les détails des messages (ex. : remercier dès le premier DM).
- Vérifier chaque profil pour s’assurer de la pertinence.
- L’automatisation, c’est bien. Mais l’humain fait la différence.
Pour ceux qui veulent prospecter sur LinkedIn, retenez que chaque étape compte : ciblage de prospects, message, timing, suivi. Et que parfois, une simple demande de connexion peut ouvrir des portes inattendues.
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A propos de l'auteur


Après 12 ans en marque employeur, Célia a décidé de prendre un nouveau tournant et de se reconvertir dans le Growth Marketing.
Formations, certifications et expérimentations terrain : elle a développé ses compétences et est maintenant prête à se lancer sur le marché du travail.
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