Growth Marketing : comment se reconvertir ?
Envie de changer de voie ? Découvrez comment faire pour se reconvertir dans le Growth Marketing.



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Pendant des années, j’ai été fidèle à mon poste en marque employeur, à piloter des stratégies de communication RH, à faire rayonner l’offre employeur d’entreprises de toutes tailles. Mais à force de tourner en rond dans un périmètre aussi niche, l’envie d’explorer un nouveau champ d’action est devenue trop forte. Et c’est là que le growth marketing est apparu comme une évidence. Ce métier, à la croisée du marketing, de la tech et de la data, m’a tendu les bras avec son rythme dynamique, ses résultats mesurables, sa logique d’expérimentation... et ses vrais enjeux business.
Alors si tu es, toi aussi, à la recherche de sens, de challenge ou tout simplement d’un nouveau souffle professionnel, cet article est pour toi. On va parler reconversion, formations, compétences clés, et te guider pas à pas vers ce métier passionnant.
Pourquoi se reconvertir en growth marketing : avantages et perspectives
Se reconvertir en growth marketing, c’est faire le pari d’un métier en pleine expansion, au cœur des stratégies de croissance des startups, mais aussi de plus en plus de PME et ETI. Dans un contexte où le digital est devenu un levier incontournable pour le développement des entreprises, les profils capables de générer rapidement des résultats sont recherchés comme jamais.
Le growth marketer ne se contente pas de lancer des campagnes. Il teste, mesure, apprend, optimise. C’est un profil hybride, à la fois créatif et analytique, capable de penser une stratégie, de maîtriser des canaux d'acquisition comme le SEO, le SEA, les ads, ou le cold emailing, tout en comprenant les enjeux techniques du tracking ou de l’automatisation.
Pourquoi c’est le bon moment pour se lancer ?
- De nombreuses formations en growth marketing sont désormais accessibles, financées par des dispositifs comme France Travail, le CPF ou encore les organismes publics.
- Le métier est en tension, les offres explosent, notamment en France, avec des besoins croissants dans les startups et même chez les grands groupes.
- C’est un domaine qui valorise l’expérimentation, idéal pour une reconversion professionnelle.
- Le Framework AARRR (Acquisition, Activation, Rétention, Recommandation, Revenu) donne une structure claire pour travailler la croissance dans toutes ses dimensions.

Compétences et formations nécessaires pour réussir dans le growth marketing
La bonne nouvelle : inutile de reprendre trois ans d’études. Ce métier est accessible via des formations intensives (ou bootcamps growth marketing), des cours en ligne, ou même l’auto-formation via des projets personnels.
Les compétences à développer tournent autour de trois pôles :
- Marketing & stratégie : comprendre les personas, construire une offre, définir un positionnement, piloter un funnel de conversion.
- Tech & outils : apprendre à utiliser des outils comme Hubspot, Notion, Zapier, des outils de scraping, de CRM, d’automatisation, etc.
- Analyse & data : maîtriser les bases du tracking, lire des dashboards, comprendre les KPI, faire parler les données.
Parmi les formations de growth marketing reconnues :
- Mantra, Le Wagon ou Lion qui propose un bootcamp très axé pratique.
- L'École Cube, qui forme à l’IA et au no-code.
- Des plateformes comme LiveMentor, Growth Tribe ou Coursera pour se former à son rythme.
- Sans oublier les formations en ligne gratuites ou peu coûteuses sur YouTube, Udemy, via les newsletters, podcasts et articles spécialisés.
Les pistes pour financer ses formations :
Côté financement, plusieurs dispositifs existent pour t’accompagner dans ta formation growth marketing : France Travail, le CPF et certaines régions peuvent aussi proposer des aides spécifiques à la reconversion dans le numérique.

Étapes clés pour réussir sa reconversion professionnelle
Réussir sa reconversion professionnelle en growth marketing, ce n’est pas une affaire de chance. C’est une stratégie qu’il faut bâtir avec méthode. Voici les étapes qui m’ont permis de structurer mon changement de cap (et qui pourront t’inspirer) :
Petite introspection avant de se lancer dans le grand bain
- Clarifier son objectif : Pourquoi ce métier ? Quelles compétences me manquent ? Quel type de structure je vise (startup, PME, agence, freelance) ?
- Faire une enquête terrain : mon conseiller APEC m’avait parlé d’enquête terrain pour pour comprendre la réalité du métier. J’ai trouvé ce dispositif très simple à réaliser et à forte valeur ajoutée. J’ai donc contacté une dizaine d’experts en Growth Marketing pour en savoir plus sur leur rituels, leurs outils, mais aussi les contraintes du métier. Des infos concrètes, pas celles des fiches métiers génériques. A noter qu’il est possible de réaliser une mise en situation en milieu professionnel (PMSMP) sous forme de stage conventionné et non rémunéré (un peu comme le fameux stage de 3ème 🙂) dont le but est de s’immerger dans le quotidien du métier souhaité, pendant 1 jour à 1 mois. Ce dispositif peut être réalisé avec l’APEC ou France Travail.
- Identifier ses forces transférables : Mon expérience en marketing RH, en LinkedInads, en gestion de projet, m’a donné une vraie base pour m’adapter rapidement.
Formations : choisir le bon mix entre rythme, gratuité et à la carte
Choisir une formation adaptée : J’ai opté pour les deux formations Growth Hacking & IA de Mantra pour revoir les bases et comprendre surtout la stratégie de Growth et le framework AARRR. J’ai ensuite réalisé un bootcamp IA et no-code avec l’école Cube. 9 semaines intenses, de 9H à 19H axées sur la pratique, avec des cas concrets et un accompagnement individuel. J’ai également suivi les formations gratuites de Make Academy, Webflow University et Hubspot Academy. Enfin, j’ai suivi plusieurs formations à moins de 20€ chacune sur Udemy en SEA, scrapping, cold emailing et SEO.
Tester, itérer, scaler : l'expérimentation avant tout
- Expérimenter soi-même : J’ai testé des campagnes, scrappé des leads, mis en place une boucle d’acquisition, fait du cold emailing sur une offre fictive. Bref, j’ai mis les mains dans le cambouis. D’ailleurs pour la petite histoire, j’ai scrappé des growth marketers avec Sales Navigator et lancé une campagne avec La Growth Machine pour contacter ces professionnels sur LinkedIn dans le cadre de mon enquête terrain.
- Créer du contenu : Ce blog, c’est à la fois mon journal de bord et ma vitrine professionnelle. Il montre ce que je sais faire, comment je réfléchis, comment je travaille.
- Cibler des postes junior : Il faut parfois accepter de repartir un cran en dessous en termes de titre (on ne va pas se mentir, aussi au niveau de la rémunération), pour mieux remonter ensuite, avec de solides compétences en growth.
Mon témoignage de parcours de reconversion réussi
J’ai mis plusieurs mois à passer à l’action. Le déclic ? Une lassitude croissante dans mon job, un besoin d’impact plus fort, l’impression d’avoir fait le tour. J’avais envie d’apprendre à nouveau, de résoudre des problèmes concrets, d’avoir des résultats à défendre. En explorant le growth marketing, j’ai découvert un terrain de jeu passionnant.
Grâce à ma formation chez Mantra puis à l’École Cube, j’ai appris à manier des outils que je ne connaissais pas, à raisonner en expérimentations, à parler ROI, coût d’acquisition et rétention client. Et surtout, j’ai compris que mon passé en marketing RH n’était pas un frein, mais une force. J’avais déjà piloté des campagnes, géré des budgets, animé des équipes, suivi des KPI.
Aujourd’hui, je me positionne sur des postes de growth marketing junior dans des entreprises en forte croissance, avec une vraie proposition de valeur. Je suis capable de construire une stratégie d’acquisition, de tester des canaux, d’analyser les résultats et de recommander des optimisations. Et surtout : je sais apprendre vite.
Je suis loin de mon ancien salaire… mais je compense largement par l’épanouissement quotidien.
Pour être honnête, au niveau rémunération je suis loin de mon salaire de Responsable Marque Employeur mais je compense largement ce manque par l’épanouissement que je ressens au quotidien !
Mes perspectives d’évolution sont bien plus vastes et nombreuses que dans mon métier précédent donc je reste sereine. Comme on dit, parfois il faut savoir reculer pour mieux sauter.

Changer de métier, ce n’est jamais anodin. Il y a des doutes, des rechutes, des moments de solitude où on se demande si on n’est pas en train de tout foutre en l’air. Mais c’est aussi une aventure, une montée en compétences, une redécouverte de ce qu’on aime vraiment faire.
Vous voulez du changement ? Commencez par créer votre première campagne d’ads, montez une offre fictive ou encore développer votre site web 100% no-code.
C’est comme ça qu’on devient growth marketer : pas en écoutant des podcasts. En faisant.
Ce qu'il faut retenir
- Le growth marketing est une compétence-clé, recherchée, valorisée
- Le secteur digital est en pleine croissance, les opportunités sont nombreuses
- La reconversion passe par l’action, pas les PowerPoint
- Apprends. Teste. Montre.
- Les bons leviers existent : formations, aides publiques, PMSMP, contenus
- Tu n’as pas besoin de permission pour te lancer. Juste d’un plan, et d’un premier test
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A propos de l'auteur


Après 12 ans en marque employeur, Célia a décidé de prendre un nouveau tournant et de se reconvertir dans le Growth Marketing.
Formations, certifications et expérimentations terrain : elle a développé ses compétences et est maintenant prête à se lancer sur le marché du travail.
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