LinkedIn Ads : erreurs de débutant à ne pas commettre
Vous lancez des campagnes sur LinkedIn ? Ce guide liste 12 erreurs classiques, illustrées par des cas concrets et des recommandations précises pour les corriger.



Sommaire
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LinkedIn Ads, c’est pas magique. C’est mathématique.
Et si vous ne maîtrisez pas les bonnes variables, la seule équation que vous obtiendrez, c’est :
budget cramé = zéro résultat.
Et croyez-moi, ça arrive tous les jours, surtout quand on pense que faire de la publicité sur LinkedIn, c’est juste cliquer sur “Lancer la campagne”.
Vous êtes professionnel indépendant, solopreneur ou en reconversion vers le growth marketing ? Vous n’avez ni le luxe de l’improvisation, ni une équipe marketing pour rattraper les erreurs. Et pourtant, vous devez trouver vos clients là où ils sont : sur le réseau professionnel numéro 1 au monde.
C’est un levier ultra puissant pour maximiser l’impact de chaque euro dépensé… à condition de savoir l’utiliser. Il faut maîtriser les règles (parfois tordues) de la plateforme, décoder sa taxonomie, savoir qui vous ciblez et pourquoi.
En 10 ans, j’ai lancé plus de 400 campagnes. J’ai fait toutes les erreurs. Et surtout, j’ai appris ce qui marche vraiment.
Je vous partage ici 12 erreurs courantes sur LinkedIn Ads à éviter quand on fait de la publicité sur LinkedIn.
Et surtout, comment les éviter durablement, avec des exemples concrets, des chiffres précis, et des conseils actionnables.
1. Ne pas utiliser Sales Navigator pour bien connaître son ICP
Avant même de lancer une campagne LinkedIn Ads, il y a une étape que 90 % des débutants ignorent (et regrettent ensuite) : passer par Sales Navigator.
Pourquoi c’est important ?
Parce que LinkedIn ne parle pas le même langage que vous.
Votre “DSI senior dans une structure de 500 salariés” n’est pas forcément classé comme vous l’imaginez dans la taxonomie LinkedIn. Et ça peut tout changer.
Comprendre la logique LinkedIn : une taxonomie bien à elle
Sales Navigator, c’est plus qu’un outil commercial. C’est un accès direct à la logique de segmentation de l'outil. Il vous permet de tester, explorer, et surtout de traduire votre ICP (Ideal Customer Profile) dans le langage LinkedIn.
Avec 21 critères de ciblage, vous ouvrez la porte à une opportunité de segmentation plus fine que la plupart des réseaux sociaux.
Quelques exemples concrets :
- “Unpaid” ne veut pas dire inactif. Ce sont souvent des stagiaires, bénévoles ou freelances non salariés.
Un exemple qui m'a pas mal challengé : les membres actionnaires de l’entreprise à mission “Team for the Planet” et qui l’affichent comme expérience sur leur profil. Et ben, croyez-moi, il y en a des milliers !

- La différence entre VP, CXO, Partner ou Owner n’est pas juste sémantique : ce sont des catégories de séniorité différentes pour LinkedIn. Et une mauvaise lecture peut fausser toute votre segmentation.
- Même certains account managers de la plateforme avec qui j’ai discuté de ce sujet ne savaient pas interpréter clairement les nuances de leur propre plateforme. C’est dire.
Vous voulez maîtriser l’art du ciblage sur Sales Navigator ?
Sales Navigator est trop cher?
Vous pouvez aussi utiliser LinkedIn recruiter dans le cadre de campagnes marque employeur ou recrutement.
💡Si vous n’avez aucun de ces outils, vous pouvez aussi tout simplement faire votre recherche manuellement depuis l’interface classique du réseau en tapant le nom de quelques comptes ou prospects.
Prenons un exemple avec Hubspot :
Une visite sur leur page entreprise et la recherche de salariés avec les filtres basiques permettent déjà d’avoir des informations claires sur les critères et termes à utiliser dans son ciblage.

Use case 1 : campagne ABM réussie avec un ciblage de comptes stratégiques
Dans une campagne ABM (Account-Based Marketing), j’avais déjà une liste de comptes. J’ai commencé par Sales Navigator, onglet “filtres de comptes” pour créer une liste personnalisée de comptes.
Ensuite, je suis passée à l’onglet “filtres de prospects”. J’y ai intégré cette liste d’entreprises pour affiner avec :
- les intitulés de poste (DSI, responsables de domaine)
- les secteurs d’activité spécifiques à mon ICP
Sans Sales Nav, j’aurais dû deviner les bons intitulés… et j’aurais sans doute sélectionné des catégories métiers non pertinentes. Avec Sales Nav, j’ai pu m’assurer que les titres utilisés étaient bien alignés avec la taxonomie LinkedIn, et surtout qu’ils existaient vraiment.
Use case 2 : mieux recruter grâce à une classification vérifiée
Pour une campagne de recrutement dans le conseil IT, Sales Navigator m’a permis de faire un travail de fond.
Je cherchais à comprendre :
- quels étaient les intitulés de poste exacts utilisés dans le secteur,
- comment l'outil publicitaire les classait (par fonction, séniorité, domaine),
- et quels profils en activité correspondaient à mes besoins.
J’allais même parfois chercher des anciens candidats ou collaborateurs performants par leur nom, pour analyser leur profil LinkedIn et identifier les attributs, compétences et titres qu’ils affichaient.
Cette méthode m’a permis de construire une segmentation cohérente et alignée avec la réalité terrain, et non basée sur des hypothèses internes.
2. Cibler depuis l’onglet "Faire de la publicité"
Créer votre audience directement dans la campagne, c’est faire un pari à l’aveugle.
Dans l’onglet “Faire de la publicité” de campaign manager, vous êtes guidé étape par étape pour créer votre campagne mais, vous n’avez pas de retour visuel sur les utilisateurs LinkedIn touchés.
Vous voyez uniquement les 5 premiers résultats de 6 segments sous forme de pourcentages.
Pas de volume ni de noms de structures.
Et vous pouvez facilement oublier d’enregistrer vos audiences pour tester ou affiner.

Préparer votre audience dans l’onglet “Planifier > Audience”
C'est la meilleure option car :
- vous avez accès à 12 segments ainsi qu’un dashboard “résumé”
- vous testez vos critères avec des estimations en direct,
- vous visualisez les vrais comptes et postes qui correspondent,
- vous avez une meilleure granularité sur les attributs sélectionnés (en volume et en pourcentage)
- vous sauvegardez votre ciblage.

Cas concret : affiner une audience en temps réel
J’ai créé une campagne où la sélection “Retail” ramenait… de la grande distribution.
Hors cible totale.
Grâce à l’audience testée en amont, j’ai pu exclure manuellement des entreprises non pertinentes.
💡 Conseil : toujours créer sa base d'utilisateurs hors campagne. Vous pourrez ensuite la sélectionner dans le menu déroulant des audiences enregistrées au moment de la création de la publicité.

3. Mesurer les mauvais KPIs
Un clic ne vaut pas un clic. Et une vue n’a aucun intérêt si vous ne comprenez pas ce qu’elle mesure.
C’est une erreur fréquente : se fier aux chiffres par défaut. On pense analyser, mais on s’appuie sur des indicateurs flous. Résultat : vous manquez des données clés pour optimiser votre campagne et partez… dans la mauvaise direction.
Et cela vaut pour l’ensemble des réseaux sociaux.
Les KPI par défaut de LinkedIn sont trompeurs
La solution regroupe sous “clics” des actions très différentes :
- clic sur “voir plus” dans une publication sponsorisée,
- clic pour dérouler les commentaires,
- swipe dans un carrousel,
- clic sur la photo de profil ou le nom de l’entreprise…
Ne vous fiez pas aux chiffres superficiels de vos publications sponsorisées : analysez toujours ce que vos annonces LinkedIn Ads déclenchent réellement côté utilisateur.
Par exemple, seuls les clics vers la page de destination comptent si votre but est le trafic ou la conversion.
Pas étonnant que certains se félicitent de 200 clics… pour 0 visite qualifiée sur leur site.
Adaptez vos colonnes selon votre objectif de campagne
Ne laissez jamais la plateforme choisir à votre place ce que vous allez suivre.
Personnalisez vos colonnes dans Campaign Manager. Vous pouvez enregistrer plusieurs vues selon le but de la campagne :
- Objectif : engagement
- Mesurez : likes, commentaires, partages, taux d’interaction.
- Oubliez : les clics vers profil ou “voir plus”, qui faussent la performance réelle.
- Mesurez : likes, commentaires, partages, taux d’interaction.
- Objectif : trafic vers site web
- Suivez : les clics “vers la page de destination”.
- Ignorez : les autres clics “parasites” qui ne mènent nulle part.
- Suivez : les clics “vers la page de destination”.
- Objectif : vues vidéo ou notoriété
- Analysez : nombre de vues, taux de complétion, répétition.
- Ne confondez pas vues et interactions : une vidéo vue 5 secondes ne vaut pas un clic vers votre site.
- Analysez : nombre de vues, taux de complétion, répétition.

Personnaliser ses colonnes permet aussi de détecter ce que les autres ne voient pas
Mais ce n’est pas tout.
Avec les bonnes colonnes, vous pouvez aussi :
- détecter la fatigue publicitaire (chute du CTR = votre ICP en a marre du message)
- identifier la fatigue de l’offre (baisse du taux de conversion = problème de proposition de valeur, pas de créa)
4. Faire trop confiance à la classification LinkedIn
Vous croyez cibler des seniors ? Ce sont parfois des stagiaires.
Vous pensez viser des dirigeants ? Vous tombez sur des freelances.
C’est tout le paradoxe de la taxonomie de campaign manager : elle a l’air rigoureuse sur le papier, mais elle cache des approximations massives. Et si vous ne le savez pas, vous risquez de cramer du budget sur des profils totalement à côté de la plaque.
La classification LinkedIn : entre automatisation et absurdités
La solution publicitaire catégorise automatiquement les membres selon les données de leur profil :
- fonction,
- niveau de séniorité,
- intitulé de poste,
- entreprise
- intérêts divers
- caractéristiques après une mise à jour (promotion, déménagement, etc.)
Cette automatisation est loin d’être fiable. Voici quelques exemples :
- Un CEO est souvent rangé dans la catégorie “développement commercial”
- Un étudiant qui indique 3 ans de job chez McDo est classé senior
- Un profil expérimenté ayant fait un bootcamp récemment se retrouve… junior

Même les account managers avec qui j’ai échangé reconnaissent leur méconnaissance de cette taxonomie.
Et ce n’est pas un détail : cette classification impacte directement la qualité des professionnels identifiés.
Ce que dit le targeting guide officiel LinkedIn
Le LinkedIn Targeting Guide (document officiel) est sans détour :
“Pour garantir la cohérence du ciblage, privilégiez la combinaison de la fonction (job function) et de la séniorité, plutôt que les seuls intitulés de poste.”
Pourquoi ?
- Les intitulés de poste sont souvent flous ou inventés (“Chief Happiness Officer”, “Je t’aide à générer 50K€ chaque mois”).
- Seuls 55 % des titres sont bien compris par la plateforme selon une étude citée par Factors.ai.
- En ne ciblant que par titre, vous réduisez drastiquement le volume des utilisateurs… ou vous l’ouvrez trop sans vous en rendre compte.
Les preuves concrètes avec les données de factors.ai
D’après les tests menés dans l’étude Factors.ai :
💡Le combo Job Function + Seniority permet d’obtenir une audience jusqu’à 1,8× plus large que le ciblage par intitulé de poste uniquement.
Exemples chiffrés :
- “Marketing + Manager” : +162 % d’audience (68k vs 110k)
- “Marketing + CXO” : +38 % (24k vs 9,2k)
- Totaux : Fonction + séniorité = 392 700 vs Titres seuls = 290 600
Pourquoi ça compte ?
Les fonctions sont plus stables, plus claires, et moins sujettes aux erreurs. Elles ne dépendent pas du wording fantaisiste d’un utilisateur.
La séniorité selon LinkedIn Ads : à manipuler avec précaution
Le guide détaille les niveaux de séniorité comme suit :
- Unpaid = stage ou bénévolat (souvent activé par défaut)
- Entry = premier emploi
- Associate / Mid-senior = intermédiaires
- Senior / Director / VP / CXO = hauts niveaux

Mais attention :
- LinkedIn ne recoupe pas automatiquement avec les années d’expérience.
- Vous pouvez vous retrouver avec des “VP” de 22 ans ou des “Juniors” avec 10 ans d’expérience.
C’est pourquoi le guide recommande explicitement de croiser la séniorité avec le critère “années d’expérience” :
- “Senior” + 6 à 10 ans d’expérience = plus fiable.
- “Manager” + 3 à 5 ans = profils en montée en compétence.
Ce que je fais aujourd’hui dans mes campagnes
Voici ce que j’ai systématisé après plusieurs erreurs de ciblage :
- Je croise fonction + séniorité + années d’expérience.
- Je teste mes critères dans Sales Navigator : si je ne retrouve pas les bons membres en testant manuellement, je ne lance pas.
- Je limite les intitulés précis (“Consultant expert SAP”, “Lead RevOps”) aux campagnes très ciblées (bottom-funnel).
- J’active les rapports démographiques dans Campaign Manager pour vérifier si les clics proviennent bien des bonnes catégories métiers et niveaux d’expérience.

Résumé : ne vous fiez jamais aveuglément aux libellés LinkedIn
Voici ma recommandation lorsque vous choisissez une requête sur la base du métier de vos prospects :
Approche | Audience | Précisions | A utiliser quand... |
---|---|---|---|
Jobs uniquement | Plus restreinte | Potentiellement erronée | Pour des campagnes ultra ciblées |
Fonction + Séniorité + Expé | Jusqu’à 1,8× plus large | Plus fiable et scalable | Pour des campagnes durables |
5. Ne pas A/B tester ses visuels
Un seul visuel = audience saturée en 72 heures.
LinkedIn Ads recommande 5 variations minimum. Et ils ont raison. Sans ça, vous tournez en boucle sur les mêmes personnes, qui ne réagissent plus.
Voici un exemple de ce qu'il ne faut PAS faire :

Déclinaison de créas pour une campagne Lead Gen
Sur une campagne avec un formulaire de génération de leads, j’ai décliné un visuel existant :
- version statique + version GIF
- couleurs froides vs chaudes
- visuels avec des humains et sans

Les 2 versions single image statiques avec des humains ont généré +99 % des leads globaux.
Mais surtout, cette diversité augmente la qualité perçue de votre annonce et prolonge sa durée de vie sans redépenser en créa.
💡Changez les couleurs, les messages, les images et le ton. Même avec peu de moyens. (Canva est ton ami !)
Autre cas de figure avec un objectif de visite de site web.
Même sujet, même landing page mais :
- 2 créas : deux photos et peu de texte vs une image avec une citation
- 2 accroches : l’une anglée sur le projet, l’autre plus générique
La première version a généré 4 fois plus de visites.

Créer plusieurs variations est un excellent moyen d’optimiser la performance de vos visuels pour éviter les erreurs de saturation avec une image inadaptée.
Le fait de varier vous permettra aussi d’optimiser la performance globale sans coûts créa supplémentaires
6. Ne pas tracker ses ads par ses propres moyens
Le Insight Tag, seul, ne suffit pas.
Oui, il capte des conversions. Mais il ne vous dit rien sur ce qui a fonctionné. Ni pourquoi.
Pour piloter une publicité LinkedIn Ads, vous devez tracer vous-même le parcours utilisateur. Et pour ça, les UTM sont indispensables.
Le tracking LinkedIn : utile mais limité
LinkedIn propose :
- l’intégration d’un Insight Tag sur votre site pour suivre les conversions
- la possibilité d’ajouter des paramètres dynamiques à vos URL (voir capture ci-dessus).
Mais ces options restent superficielles :
- impossible d’identifier le visuel exact qui a généré le clic
- aucun moyen de savoir à quelle étape l’utilisateur a quitté le parcours
- et encore moins d’analyser les performances par message, canal ou type de contenu.

Ce que je fais systématiquement aujourd’hui
Je construis mes propres liens UTM avec le Google URL Builder, selon une nomenclature stricte :
utm_source=linkedin_ads
utm_medium=cpc
utm_campaign_name = T2_2025_conversion_gen_lead_form_retargeting_gif_managers_carriere_2
campaign_medium
→ j’indique l’objectif de la campagne
utm_campaign_name
→ je reprends les informations clés de la campagne et le nom de la publicité LinkedIn Ads selon notre propre nomenclature
Ces balises me permettent de segmenter très précisément les performances et de mesurer l’impact réel de chaque annonce. Pour ma part, j'utilise :
- GA4 (Google Analytics 4)
- Looker Studio, où j’ai des dashboards personnalisés
L’analyse de LinkedIn croisée avec ces outils permet aussi de détecter les biais de segmentation et les fausses performances.
Deux cas concrets issus de campagnes de recrutement
Cas 1 – Employeur A (secteur Audit et conseil)
Mon tracking a révélé que 35 % des leads abandonnaient à la 1re étape du formulaire.
On avait une page type “abandon de panier”.
Résultat :
On a restructuré le formulaire, réduit le nombre de champs, et gagné +27 % de candidatures complètes.
Cas 2 – Employeur B (conseil IT)
Analyse des clics : 10 % des candidats visitaient plusieurs fiches de poste… avant de candidater spontanément.
On a réduit le nombre d’offres visibles en même temps, clarifié les intitulés des annonces, et surtout renforcé la description des postes avec plus de contexte, pour orienter plus rapidement vers la bonne action.
7. Oublier de désactiver l’expansion d’audience
Expansion d’audience = dilution du message = budget gaspillé.
Par défaut, LinkedIn élargit vos prospects à des profils “similaires”. Mais ils ne sont ni prioritaires, ni pertinents.

Testé (et regretté) : j’ai récupéré des membres qui partageaient 1 critère sur 10.
Le CPL a doublé, le taux de conversion s’est effondré.
💡Décochez systématiquement cette option sauf si vous êtes en mode “volume à tout prix”.
8. Ne pas suffisamment utiliser les exclusions
Cibler, c’est bien. Mais exclure, c’est mieux.
Voici un cas pratique des critères que j’exclus dans le cadre de campagnes de recrutement auprès de consultants IT / digital dans le secteur Retail / Luxe :
- intitulés trop sales ou marketing (ex : “sales engineer”, “digital marketing specialist”)
- profils entrepreneurs (freelance, CEO, co-founder)
- compétences trop tech (ex : AutoCAD)
- entreprises non pertinentes repérées en "live" (grande distribution, banques)

En complément des critères d'exclusion spécifiques à une campagne, vous devez aussi systématiquement exclure ces utilisateurs :
- vos collaborateurs et ceux des entités de votre groupe (croyez-moi, ils vont s’empresser de liker vos posts !)
- vos clients
- vos concurrents dans certains contextes
- les prospects qui ne correspondent pas à votre besoin. Typiquement, les membres qui consultent les offres d’emploi une fois sur votre site dans le cadre d’une campagne B2B
- les utilisateurs en inadéquation avec votre marque ou votre positionnement.

Grâce à ces exclusions, j’ai :
- augmenté le taux de qualification des leads (+40 %)
- diminué le CPL de 25 %.
💡Utilisez les exclusions à fond. LinkedIn ne le fera pas pour vous.
9. Faire confiance à LinkedIn pour gérer votre budget
Laisser LinkedIn gérer vos enchères, c’est comme donner votre carte bancaire à un inconnu avec pour consigne “fais au mieux”.
Sauf que “au mieux”, ça veut souvent dire “tout cramer, vite et mal”.
La promesse est séduisante : “On gère à votre place, détendez-vous.”
Mais en réalité, vous perdez tout contrôle sur vos coûts d’acquisition, et vos campagnes peuvent devenir des machines à brûler du cash notamment sur les campagnes Lead Generation à coût élevé.

Les pièges de la diffusion maximale
J’ai testé.
Résultat :
- 72 € de CPM sur une campagne d’engagement (aucune conversion)
- 12 € de CPC pour une campagne vidéo (aucun lead)
Dès que votre CTR passe sous la barre des 1 %, ou que vous ne dépensez pas 85 % de votre budget quotidien, LinkedIn continue à pousser… mais dans le vide.
Quand activer ou désactiver les stratégies LinkedIn automatisées ?
Choisissez la bonne typologie d'enchères comme partie intégrante de votre stratégie LinkedIn.
Utilisez la diffusion maximale uniquement si :
- Vous débutez sur la plateforme (pas d’historique),
- Vous cherchez de la notoriété (but : visibilité),
- Vos campagnes n’atteignent pas leur plafond de dépense (<85 % du budget consommé).
Optez pour une enchère manuelle ou ciblée si vous souhaitez optimiser le coût par lead ou affiner votre diffusion :
- Votre audience est petite (<50 000 personnes),
- Vos CPC sont trop élevés,
- Vous visez des conversions, pas juste des clics.
En choisissant une enchère manuelle, vous fixez votre seuil de tolérance budgétaire.
Et contrairement à ce que LinkedIn insinue, vous pouvez souvent obtenir vos résultats en dessous des enchères “recommandées”.
Pour en savoir plus, découvrez les recommandations LinkedIn.
Les vrais coûts LinkedIn en 2025 (source : Enablers.io)
- CPM (notoriété) : 6,25 €
- CPC (trafic) : 5,58 €
- CPL (lead gen) : 66,18 €
- CPS (messages sponsorisés) : 0,76–0,80 €
Oui, LinkedIn Ads est plus cher que d'autres réseaux sociaux comme Meta ou Tik Tok.
Mais avec une segmentation chirurgicale et une bonne stratégie LinkedIn d’enchères, c’est aussi l’un des canaux les plus ROIstes pour les campagnes de publicité LinkedIn.
Comment fixer un budget réaliste ?
Méthode 1 :
Partez de votre coût de conversion
Ex : 50 leads x 50 € = 2 500 €/mois
Méthode 2 :
Partez des moyennes LinkedIn
Ex : 50 leads x 66,18 € (CPL moyen) = 3 300 €/mois
Méthode 3 :
Partez de votre budget
Ex : 300 € / mois soit 10€ à dépenser par jour
Ces chiffres doivent être comparés aux performances des autres canaux.
Oui, LinkedIn est cher, mais parfois… c’est le seul canal où les bons décideurs cliquent vraiment.
10. Sous-estimer la version anglaise de Campaign Manager
En français, vous ratez des infos. Littéralement.
LinkedIn n’a pas conçu toutes les versions linguistiques de son interface de manière équivalente.
Et devinez quoi ?
La version la plus complète, la plus documentée, la plus fiable… c’est la version anglaise.
Notamment :
- Data Analyste” n’existe pas → il faut chercher “analyste de la donnée”
- “Digital manager” → interprété différemment selon les profils.
Néanmoins, le data mining de LinkedIn s’est nettement amélioré au fil des années.
Par exemple, si vous tapez “scrum master”, c’est bien sous cet intitulé que vous trouverez le poste.
Autre bizarrerie : un développeur fullstack est un ingénieur full stack, dans les 2 langues.

Les traductions sont aussi parfois hasardeuses :
“propriétaire” comme niveaux hiérarchique ou “Master en Administration des Affaires” pour un Master en école de commerce
💡Passez votre profil LinkedIn en anglais. Vous accéderez à la version complète du Campaign Manager.
11. Mal cibler la langue de profil des prospects
Cibler uniquement les profils rédigés en français, c’est perdre la moitié de vos prospects.
De nombreux utilisateurs de LinkedIn rédigent leur profil en anglais, même si le choix de la langue n’a rien à voir avec celle qu'ils parlent.
Un développeur à Paris, un DAF à Lyon ou un product manager à Nantes peuvent très bien avoir leur profil rédigé en anglais.
Pourquoi ? Parce que :
- ils bossent dans un environnement international
- ils postulent à des postes globaux
- ou tout simplement parce que ça fait plus “pro”

Et pourtant, la majorité des annonceurs ne cochent que “Français” dans leur ciblage linguistique.
Résultat : ils passent à côté de 20 à 50 % de leur audimat potentiel.
Un cas concret dans le secteur tech
Dans une campagne de recrutement sur des profils hyper ciblés tech à Toulouse, on avait sélectionné uniquement les profils en français au départ.
Reach total : environ 7 000
En switchant la langue “Anglais”, on est monté à plus de 9 000 profils soit +23% de membres, toujours situés à Toulouse mais avec un profil rédigé en anglais.

💡 Et ce n’est pas anecdotique : chez les ingénieurs, les profils en anglais sont monnaie courante et souvent plus complets. Dans cet exemple, cela signifie que 2 100 ingénieurs à Toulouse n'ont pas de profil en français.
12. Cannibaliser son ciblage
Multipliez les filtres… et vous finirez avec une audience vide.
C’est ce qu’on appelle la cannibalisation du ciblage : vous combinez des critères qui ne peuvent pas coexister techniquement ou qui réduisent drastiquement votre reach.
Cela entraîne un double effet kiss-cool :
LinkedIn vous empêche d’enregistrer le ciblage, car il devient invalide.
Ou pire : vous diffusez vos ads, mais auprès de quelques dizaines de profils au lieu de plusieurs milliers.
Types de combinaisons absurdes à éviter :
Postes + Fonctions :
Campaign Manager ne permet pas de combiner les deux. L’un désactive l’autre. Cf. le message d’erreur LinkedIn : “Fonctions ne peut pas comprendre 'AND' avec Postes.”

Postes + Niveaux hiérarchiques :
Même blocage. Vous ne pouvez pas dire à LinkedIn "je veux tel poste ET tel niveau". C’est l’un ou l’autre.

Âge + Années d’expérience :
Redondant, pas fiable et trop restrictif. LinkedIn recommande d’ailleurs de privilégier les années d’expérience à l’âge.
Trop de secteurs + trop de types d’entreprises :
Segmentation excessive qui vide l’audience sans raison valable.
À privilégier pour des ciblages efficaces (et autorisés) :
Années d’expérience + séniorité :
Pour toucher des profils expérimentés sans ambiguïté.
Fonctions + compétences :
Utile pour aller au-delà des intitulés de poste.
Écoles + types de diplômes :
Pertinent pour le recrutement ou des offres ciblées jeunes diplômés.
Attention, le nom de l’école est celui de la page officielle LinkedIn et non celui utilisé dans la vie courante ou de la marque.
Ainsi, Arts & Métiers s'appelle Arts et Métiers - École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers
Pour renforcer le ciblage de compétences de niche, vous pouvez sélectionner un diplôme + une fonction :

Secteurs d’activité + taille de l’entreprise :
Pour affiner la granularité de vos comptes recherchés
Fonctions + niveaux hiérarchiques :
Vous maîtriser davantage la séniorité de vos prospects car parfois un intitulé ne reflète pas cette information (on a tous déjà vu des offres d'emploi de “directeur” pour des contrats en alternance !)
💡N’oubliez pas de combiner ces critères avec les filtres d’exclusion pour une cible au top.
Une bonne stratégie vous permettra d’éviter ces pièges systématiques.
Faire des erreurs sur LinkedIn Ads, c’est presque un rite de passage.
Et j’en ai fait. Beaucoup.
Des audiences mal ciblées. Des clics sans conversions. Des visuels rincés en 48 heures. Des campagnes qui m’ont coûté plus qu’elles ne m’ont rapporté… jusqu’à ce que je comprenne où étaient les vrais leviers.
La bonne nouvelle ?
On peut apprendre vite. Et surtout, bien.
À condition de ne pas suivre les conseils génériques, de tester, d’analyser, et de reprendre le contrôle sur ce que LinkedIn automatise par défaut.
LinkedIn Ads n’est pas un levier “facile”.
Mais il peut devenir ultra puissant si vous prenez le temps de construire votre mécanique : ciblage, tracking, visuels, exclusions, enchères.
Pas besoin de tout maîtriser d’un coup. Mais pas question non plus de jouer au hasard.
Et si vous deviez retenir une seule chose :
💡Ne faites jamais aveuglément confiance à LinkedIn.
Chaque publication LinkedIn doit être traitée comme une opportunité de conversion.
Ce qu’il faut retenir
- Passez par Sales Nav, toujours.
- Créez votre audience hors campagne.
- Fixez vos KPIs selon votre objectif.
- Désactivez les fonctionnalités par défaut
- Activez les exclusions.
- Trackez. Testez. Analysez.
- Optimisez chaque levier pour éviter les erreurs.
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Après 12 ans en marque employeur, Célia a décidé de prendre un nouveau tournant et de se reconvertir dans le Growth Marketing.
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